Mamegirare Trio

by Mamegirare Trio

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1.
Égaré loin d'être proche Égaré parti se taper une beauté belle Une beauté belle comme celle Qu'il voit d'une oreille sourde D'une sourde au ton muet D'un ton à demi croche Croche comme un double whisky Un whisky bu sans pauses avec ses peines et ses misères Sa misère à se faire une beauté S'en viendra-t-elle Tel un mirage Ou telle l'image Qu'il se fait d'elle S'en viendra-t-elle Le confronter dans ses élans de libido S'exposer à ses tensions qui le durcissent Les nerfs à fleur de sens Ses sens qui le trahissent Qui le faiblissent Qui le vieillissent S'en viendra-t-elle Dans ce bar ou dans son lit Sur sa chaise ou juste ici S'en viendra-t-elle Il la soupçonne qui la guette Du coin de l'oeil drapé de blanc Comme cette lumière, cette lumière claire Comme un tunnel au bout du chemin La mort est là elle est venue Il est parti son corps est froid il se flétrit La mort est là elle est venue
2.
L’animal 02:40
Il est mauvais l’animal Plus noir qu’un épaulard Moins joli qu’un caribou Plus méchant qu’un loup-garou Et il hurle Il est mauvais l’animal Plus rusé qu’un rusé renard Inquiétant l’animal Plus charmant que la raie Mauvais l’animal Plus rapide qu’un lièvre Moins lent que la tortue Comme un âne il est têtu Et il court Stupéfait l’animal Il s’arrête net En voyant son reflet Dans une fenêtre Et il pleure Enragé l’animal S’attaque à un putois Et reçoit en pleine gueule Son parfum de mouffette Et il pu Odorant l’animal Il se sent très bête Repoussant l’animal Qui siège en son être Et il hurle et il pu et il court et il pleur Déprimant l’animal A des pensées grises Recherchant l’animal Pour passer sa crise Et il cherche Près d’un lac l’animal Se trouve une conquête Retrouvant l’animal Qui se fait coquette Décidé l’animal Voudrait bien se mettre Sur le dos de l’animal Et faire sa saucette Et ils hurlent! Stupéfait l’animal S’arrête net Découvrant que l’animal Était une belette Pour sa part l’animal N’était pas une bête Mais un homme très spécial Pas bien dans sa tête
3.
Sa lumière se ternit Son orgueil s'estompe Son regard rapetisse Devant le mal d'un deuil qui éponge Ses genoux se fléchissent De tout ce poids lourd Son coeur lui qui fait des tours Il lui cache son manque d'amour... Son instinct en survie Survol un revenant du bas fond Son vouloir rétrécit D'être pour une fois L'unique d'un esprit qui reçoit Pendant la vie qui se perd pour lui Elle se retrouve pour un autre Sans valeur ajoutée En addition de ses fautes Il regarde ses pieds Mais en oublie le bout de son nez Marchant tête baissée Vers la plus jolie déprime Il crie, il hurle, mais à voix basse Sans laisser rien ni personne Entendre sa détresse Il pleure, il pleure saccadé Mais tout en douceur Pour que même le temps lui laisse le temps
4.
Chaque pièce vient à la remplir Chacun a sa tirelire Tout un prend des détours Des biens qui tournent alentour Monnaies sonnantes plaie ouverte Les poches fermées malhonnêtes Un portefeuille trop épais Une vie faussée qui promet Une liasse bien ficelée Dans une jarre bien rangée Engourdie d’une hargne Vie avide d’un compte épargne Héritage de haut niveau C’est ses parents qui avaient le magot Ils ont crevé au bon moment Ils sont morts d’un empoisonnement Leur fils les mal-aimait Aujourd’hui sans aucun regret Se promène en Ferrari En fait voir à ses faux amis Lingot au coeur mécanique L’emprise en coup de panique Voleur de primes à l’emprunt Fausseur de dîme des défunts Prend sous son aile la fortune Se pousse en course d’accoutume Parti en grand vers le loin Pour combler des besoins Le temps vient à sa recherche Sur déséquilibre il se perche Le coeur serré de regrets Il paie maintenant l’intérêt En proie d’une honte il s’afflige Sa raison remplie de litiges En conscience sous sa tristesse A hypothéqué sa jeunesse Le souffle coupé il se meurt Étranglé par la douleur D’un noeud coulant qui le serre D’une mort au sort bien amer
5.
La mascotte 03:09
Elle est grosse, elle est avide Elle est belle, un peu stupide Son sourire est ouvert Son regard est bien figé Elle est grosse un peu bourrée Elle est belle énormité À l’égo bien centré Elle se retrouve renfermée Elle est lourde, elle est cachée Elle est sourde bien rembourrée Soyeuse et sans répit Elle a la patience comme alliée Les enfants veulent la monter Les parents veulent l’éviter Elle reste là immobile Et se fait remarquer Son travail lui oblige D’être l’ombre d’une fourrure Le corps doublé, la tête enflée Elle se sert de sa voix étouffée Quand venu le temps elle ôte ses habits Retour à elle-même oblige elle enfile Ses talons à aiguille Elle se coiffe, elle se maquille Elle se beurre se redéguise Son sourire est ouvert Son regard est bien figé Elle est belle et parfumée Elle est belle prostituée À l’égo bien centré Elle se retrouve renfermée Elle est lourde et bien givrée Elle attend sur le pavé Qu’un client la regarde Et lui offre d’embarquer En manque de fierté En manque d’identité Elle reste là immobile Et se fait remarquer Son travail lui oblige D’être l’ombre d’une parure Le corps usé la tête crêpée Elle se sert de sa voix étouffée Quand venu le temps elle ôte ses habits S’étend doucement dans son lit Ferme ses yeux et oublie ses problèmes
6.
La fuite 03:23
J’savoure et j'dévore… J'm'éparpille et j'roupille Je fais le plein de ma route Qui dessine au compte-gouttes Je fais le plein d'air pur D'inodore vital, d’aventure Comment rester saine dans cette pleine Société embourbée, fracassée Comment rester neutre dans cette foule De trop plein de personnes qui se surfacent Végétant sur leurs envies de vivre à plein jus Stagnant sur leurs besoins d'être meilleures au goût Passé dû Cherchant sans honte à chasser Toutes informations fausses erronées Je ferme les yeux, je r'garde mes murs Encore pollués de cette crasse société J'me suis écrasée, j'me suis inclinée J'me suis relevée, j'me suis dessinée Un plan pour me sauver De ce qui reste de cette masse société Venez me trouver l'air est meilleur Moins taché de venin pouvoir Moins remplie de corrosive corruption Elle prend son chemin Sans nous brûler le passage Venez me trouver on sera moins seuls On sera plus qu'un à se dire Et si c'était mieux On sera plus qu'un à refaire Notre monde à notre manière Vent frais, vent du matin, vent qui souffle sur mon chemin Et je dis…
7.
Oublié là dans un coin de ce virage fabulatoire Il s'oublie en pensées Engourdi écervelé… Dans un choc culturel De culture émotionnelle Il se change avec soin Du pouvoir du quotidien Dans un plein jour ombré De nuages sur ses années Il se cherche avant tout Dans un jardin de goût Dans un matin caché De regrets instantanés Il se jette devant rien Le nez collé sur ses besoins Dans un placard fermé De mémoires ensoleillées Il espère avoir en tête Quelque peu le goût de fête Dans un pays consommé Mal choisi mal inventé Il élabore ses doctrines Le front vissé sur ses vitrines Dans un abri chauffé Environnement pressurisé Il reprend de ses couleurs Laissant derrière toute sa pudeur D'être entré par infraction Dans un endroit où il fait bon Pièce de pureté sans égale Pièce inventée sans danger Pour mieux crever observé Par les scientifiques chevronnés Qui veulent tout manipuler Pour mieux tout échapper Sa vie stagnante sur une table De son état irréfutable Se compare à présent À trois pelletées d'médicaments
8.
Hommage 02:48
Boule qui fulmine d'illumine Colorant chaque instant D'un instable éclairage Réchauffant de ses rayonnantes Chaque enivrante inspirante Déchargeant à tout moment De ses acquis s’en venant D'aventure qui perdure Colore notre nature De brillance, d'enivrante De besoin de dépendance Hommage À sa clarté démesurée À son besoin d'être vue Par son attention Nous rend les nerfs attendris De tant de sensations échaudées D'une simple journée à ses côtés Hommage À cette chaleur si consoeur De nos devoirs sans pudeurs À cette lumière si confrère De nos élans qui s’avèrent À ce cercle d'épaisseur Qui nous gâte en largeur De toutes sortes d'odeurs Hommage À toi rond de lumière Qui nous manque par son absence À ce coeur naturel Ce noyau presque charnel Hommage Je ne t'le dirai jamais assez Je ne t'exploiterai jamais à souhait Mais prends mes hommages Et pointe-toi quand tu veux Ne prends pas ça comme une insulte Si je me cache derrière mes verres Car ton visage N'est que trop clair

about

Lancement automne 2013.

credits

released October 8, 2013

Cynthia Girard : Texte, guitare, voix
Guillaume Nielsen : Piano, voix
Mathieu Trépanier : Batterie

Enregistré au studio Clan Destin à Québec en avril 2012
Prise de son : Benoît Fecteau
Mixage/Mastering : Jean-François Côté
Mastering : Jean-François Côté
Pochette : Manuel Lavallée
Photos : Christian Bouchard

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about

Mamegirare Trio Quebec City, Québec

Mamegirare a depuis cette aventure musicale, un petit diable sur chaque épaule qui lui donne des notes et des rythmes avec un piano à rouleau et une batterie d’artillerie. Dessinant un folk bipolaire teinté de boogie et de ragtime, Mamegirare trio c’est d’innocentes histoires gentilles aux agréments d’une folie sonore. ... more

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